La survenue de la mauvaise saison semble réveiller les esprits de solidarité de nos concitoyens. Le plan grand froid établi par les collectivités ravive notre sensibilité vis à vis de ceux que l’on appelle les « sans », qu’ils soient abris, sans domicile fixe ou sans métier, on parle d’eux médiatiquement et les collectivités organisent des plans de sauvetage.
Le 26 novembre avait lieu la grande journée de solidarité organisée par la Banque Alimentaire. Je me suis rendu Vaulx-en-Velin en cours de journée et j’ai pu vivre quelques instants ces grands moments d’arrivées des matières et denrées alimentaires qui seront ensuite distribuées aux centaines d’associations bénévoles qui redistribueront au plus démunis ces produits de première nécessité. J’avoue mon émotion et mon admiration pour cette grande chaîne de solidarité qui s’effectue au cours de l’année et dont le point fort pour cette journée de novembre montre que bien évidemment si chacun de nous trouve chaque jour de quoi se nourrir, il n’en est pas de même pour un grand nombre de nos concitoyens.
A l’heure où je me rendais à Vaulx-en-Velin, en milieu d’après-midi, déjà plus de 72 tonnes de denrées alimentaires avaient été triées.
Un grand bravo donc à la Banque Alimentaire, à ses organisateurs et à tous ses bénévoles qui se sont mobilisés pour à la fois récolter auprès des grandes surfaces et des industries agroalimentaires les produits qui ont été ensuite triés et conditionnés sur le site de la Banque Alimentaire.
On parle des « sans », comme le dit mon ami Xavier Emmanuelli, mais je pense personnellement, et il a tout à fait raison de dire que l’on ne peut parler de l’exclusion qu’en période saisonnière.
Fondateur du SAMU social, Monsieur Xavier Emmanuelli pour lequel j’ai beaucoup d’admiration, accorde dans les pages du Progrès dans l’édition du 27 novembre une interview que je vous recommande particulièrement.